Granfondo Pantani, sur les traces du Pirate

En ce dimanche 23 juin 2013, la station de Valloire avait pris un accent italien à l’occasion de la première édition du Granfondo Pantani. Cette épreuve de haute montagne rendait hommage à celui que l’on surnommait « le Pirate » et qui, sous le déluge en 1998, s’envola inexorablement sur les pentes du Galibier pour triompher ensuite au sommet de la station des 2 Alpes et remporter quelques jours plus tard le Tour de France.

Marco Pantani est sans doute l’un des derniers « vrais » grimpeurs que le peloton ait connu. Un coureur capable de placer des accélérations fulgurantes au plus fort de la pente, de procéder par à coup en mettant à mal les « rouleurs-grimpeurs » qui rendent trop souvent si monotones les ascensions des plus beaux cols.

Le parcours de ce Granfondo disputé en sa mémoire lui aurait sans doute bien plus. Il emprunte en effet les principaux cols de l’étape Grenoble – Les 2 Alpes disputée dans des conditions apocalyptiques au cœur de l’été 98 : le Glandon, le Télépgraphe et le Galibier. Avec une distance de 150 kms et près de 4500 mètres de dénivelé, voilà une bien belle épreuve cyclomatagnarde qui, dans les années à venir, devrait séduire en nombre les amateurs du genre.

granfondo_pantani

Pour cette première édition, c’est un petit peloton d’une centaine de cyclos qui s’est élancée sur le grand parcours. La météo est au beau fixe malgré une température encore un peu frisquette. Très rapidement, une première sélection s’opère en rejoignant le col du Télégraphe avant de basculer dans la vallée de la Maurienne. Un petit groupe d’une vingtaine d’unité se forme et reste groupé jusqu’au pied du col du Glandon. Là, les choses sérieuses commencent ! Les plus costauds font rapidement la différence provoquant la dislocation du petit groupe de tête formé dès le départ. Inutile de s’affoler car la route est encore longue d’autant que les pourcentages les plus rudes du Glandon sont situés dans les 2 dernier kilomètre de l’ascension. Je passe cette première difficulté en compagnie de 3 autres concurrents avec qui je vais progresser jusqu’au sommet du prochain col, le Mollard. J’éprouve de très bonnes sensations et je savoure comme il se doit les paysages dans lesquels nous évoluons. Même si je les connais, c’est toujours un vrai plaisir que de les retrouver.

Après le col du Mollard, retour de la vallée de la Maurienne en empruntant les lacets de la route de Villargrondan. On profite des quelques kilomètres de répit qui nous sépare de Saint Michel de Maurienne avant d’attaquer le morceau de bravoure de ce granfonfo Pantani : l’enchaînement Télégraphe – Galibier au sommet du quel l’arrivée est jugée.
Là encore, inutile de s’affoler dès les premiers kilomètres ! Je laisse partir les 2 concurrents qui m’accompagnaient, préférant ne pas chercher à m’adapter à leur rythme sous peine de le payer. au fur et à mesure que je me rapproche du sommet du Télégraphe je dépasse quelques concurrents qui ont peut-être été un peu présomptueux en début d’épreuve. Je profite de la courte descente sur Valloire pour bien me ravitailler avant d’affronter le Galibier. Ma dernière « confrontation » avec ce col mythique date de 2005 mais je l’ai grimpé suffisamment de fois au début des années 2000 pour bien le connaître. Le décor est bien entendu grandiose et fait quelque peu oublier la rudesse de la pente. Dans les derniers kilomètres, la neige accumulée tout au long de l’hiver résiste encore aux assauts des rayons du soleil. On progresse même parfois entre 2 importants murs de neige avant de parvenir enfin au sommet. Comme à chaque fois, une étrange sensation m’envahit. Le seul plaisir d’être ici occulte toute la relative souffrance endurée pour atteindre ce sommet convoité par tant de cyclistes. Je termine ce Granfondo Pantani à la 17e place.

Voir également :
– Le récit de David Polveroni, brillant 2e de l’épreuve : http://polveronidavid.wordpress.com/2013/06/25/283/
– Le site de l’organisation : http://pantanichannel.it/

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